Un simple café à Montréal en ce samedi après-midi

Montréal, 16 h 20, samedi, Caffé Art Java de l'avenue Mont-Royal

Je savoure lentement un délicieux café latte en regardant les piétons déambuler sous la pluie fine. À une table d'à côté, un homme aux allures d'Hubert Reeves pianote à un doigt sur son ordi portable. Son occupation à l'air importante, car son visage porte un regard sérieux. Deux tables plus loin, un autre homme dans la vingtaine se gratte la tête en regardant le rendement de ses actions en bourse. Rien qu'a le regarder, on imagine que ses rendements ne sont pas à la hauteur de ses espérances. On peut en être certain en jetant un coup d'oeil rapide aux courbes de rendement de ses investissements affichés sur son MacBook Pro tout neuf. Une table plus loin, encore un homme, début trentaine, jouant sur son Nintendo DS en alternance avec son IPod et une bande dessinée de Philémon. Décidément, il a peur de s'ennuyer celui-là.

Au fait, il y a juste des hommes ici? Ha! bien non, juste là, à trois heures, une jolie fausse blonde joue, elle aussi, du clavier sur son ordi portable en grignotant un panini maison. Dehors, un train de parapluie défile sur les trottoirs de l'avenue Mont-Royal. Merde, je vais manquer de papier, car je n'avais pas prévu ce soudain besoin d'immortaliser ce moment. Bof, au diable, j'en emprunte à la jolie fausse blonde d'à côté. Tiens, une fausse blonde anglophone. J'ai un léger moment d'hésitation puis je suis fier d'avoir fait l'Université York l'été de mes vingt et un ans. Dans mon cas, quand vient le temps de parler anglais, ce n'est pas la technique qui manque, c'est juste que l'on dirait que les influx nerveux ne se rendent pas dans les muscles de mes mâchoires. Je trouve quand même le tour de lui emprunter quelques feuilles. Dehors, la pluie arrête et le défilé de parapluies se transforme devant le café comme si le nuage était devant le bloc d'à côté.

Finalement, ce n'est pas si moche la pluie en sirotant un bon café dans ce café de l'avenue Mont-Royal. C'est juste moche d'être à pied sous cette pluie. Mon esprit recommence à vagabonder sur le fait d'être à pied pour l'été. Au moment où j'oubliais presque l'attente de ma nouvelle voiture, la voilà qui vient se stationner juste devant moi. La conductrice, une mulâtre, effectue un stationnement parallèle digne d'une manoeuvre masculine. Ha! Oui, c'est sexiste? Et puis? C'est bon d'être un peu sexiste des fois, sans se prendre au sérieux bien sûr. Là, je n'observe même plus la conductrice de toute façon. Mes yeux sont fixés sur la Mini Cooper grise qui est devant moi. Je contemple ses courbes en imaginant mon pied sur l'accélérateur et mes mains sur ses hanches... mes mains sur le volant gainé de cuir. Hum! Que ça va sentir bon un char neuf. J'ai hâte!!! Plus qu'un mois d'attente, Ha! quelle souffrance. ;-)

Revenons au café. Une fille entre dans la place et cherche l'endroit du regard. Elle cherche quelqu'un. Un "blind date" peut-être? Elle a les cheveux mouillés, très mouillés et semble fâchée. La pluie lui a fait un look de chat mouillé et je dirais que son "blind date" est fichu avec un look pareil. Elle parle italien au téléphone. Quant à moi, son look de chat qui sort du bain lui est tout pardonné, car après tout, elle parle italien.

Ce que j'aime de Montréal, c'est qu'en un simple après-midi du samedi, on peut bénéficier du soleil, de la pluie (cette pluie qui somme toute est réconfortante et qui m'aide à passer au travers mes allergies) tout en buvant un délicieux café latte de chez Caffé Art Java, entouré de quatre cultures différentes. Tout ceci dans une réelle harmonie. C'est aussi ça Montréal! Ne l'oubliez pas.

Le gars du câble S.V.P.

Bonjour Vidéotron, j'ai un tout petit problème avec mon raccord de câble T.V. On dirait qu'il y a des interférences dans ma T.V. Je vous envoie une photo de mon branchement extérieur. Avez-vous un bon technicien à m'envoyer? ;-)

Videotron mess

Photo prise dimanche près du resto La Cabane Grecque.

Magasinage, sangria, resto grec et Festival de jazz

Aujourd'hui, en vrai bon citadin consciencieux, je me suis rendu en métro au centre-ville pour y faire quelques emplettes au La Baie centre-ville. Saviez-vous que le 8e étage regorge de produit à 60 et 70 % de rabais? Il y a là des aubaines intéressantes pour les hommes, femmes et enfants qui ont des besoins bien définis pour ne pas dire limiter. J'ai quand même trouvé six morceaux de vêtements d'été pour 76 $, taxes incluses. Pas mal pour quelqu'un qui n'apprécie pas tant que ça le magasinage. Merci à ma blonde pour son entrain entraide. ;-)

Par la suite, avec une idée bien en tête, on usa nos petits souliers jusqu'à la rue St-Laurent afin de se rafraichir le gosier. L'idée d'une Sangria bien froide à la Cabane m'est venue en tête en voyant cet ancien lieu de rencontre du YULBlog. J'avoue que la Sangria y était moins bonne qu'a bien d'autres endroits. J'irais même jusqu'à dire que celle d'un St-Hub ou celle d'une terrasse du Vieux-Montréal est bien meilleure. En buvant notre boisson, j'ai remarqué que le légendaire "Chez Schwartz's", juste en face, n'allais plus jamais être le même d'ici quelque temps. L'ouverture d'un comptoir pour le prêt-à-emporter fera sont ouverture d'ici quelque temps. J'en ai profité pour croquer quelques photos de la célèbre devanture du ce restaurant avant qu'elle ne change à jamais.

L'heure du souper approchait et la rue Prince-Arthur n'était pas loin. Il n'en fallait pas plus pour aller se taper un bon resto grec en compagnie d'un bon vin portugais (Albernoas) vraiment pas cher, acheté à la petite SAQ express judicieusement située près de la rue Prince-Arthur. De cabane en cabane, nous nous sommes retrouvés au resto grec, La Cabane grecque, en compagnie de notre bouteille. Sa terrasse était l'endroit idéal, en cette belle soirée, pour y déguster leur délicieux "Club Med". La cuisson du filet mignon semblait préoccuper le gérant qui s'est empressé de me rapporter une brochette bien rosée de son délicieux filet mignon. Très bonne bouffe que je recommande aux amateurs de viandes.

Question de digérer notre surplus de protéines, on est reparti en direction du Festival de jazz question de bouger un peu. Malgré la quantité astronomique de personnes sur la rue Ste-Cath, le groupe britannique "The Real Tuesday Weld" n'a pas vraiment convaincu ma blonde, ni moi d'ailleurs. Il y avait tout de même sur place une belle ambiance. Déjà 21 h, il faut quitter, car nous sommes de bons citadins consciencieux à pied et loin de la maison.

Photos à venir