Photo : WhyNotThisOne

Dimanche soir 20 h, je roule en direction de Montréal sur l'autoroute 10. Le soleil s'en va tranquillement derrière le mont Orford. La lumière est si belle. Tout semble si vert dans la nature. Les champs, les arbres, l'herbe (pour les gens de la ville) et le foin (pour les gens de la campagne), c'est selon... tout semble si vert. Même les nids de poules semblent absents tellement c'est beau tout autour.

Est-ce à cause du printemps ou c'est juste ma vision de la vie? Vert, c'est la couleur de l'espérance non? Dis-moi qu'il y a de l'espoir! Sors-moi de ce rêve pour entrer dans le tien. C'est toi qui décides. Un appel et je prends la bonne voie et je suis chez toi. J'ai un choix à faire, Décarie ou l'autoroute Ville-Marie. Dépêche-toi, car la vie passe vite et l'autoroute est déjà terminée.

J'entrevois le "skyline" de Montréal de l'autre côté du pont Champlain. En arrière-plan du centre-ville, il y a le Mont-Royal enrobé par les dernières lueurs orangées du soleil couchant. Quel spectacle! Je pense à toi et tout à coup mes yeux brulent! Je me souviens qu'il a encore plus beau. Plus beau, mais inaccessible. Plus adorable, mais incompréhensible.

Ce soir, Montréal est la même qu'il y a 16 ans lorsque je traversais ce pont pour venir m'établir à Montréal. La tête pleine d'ambitions et de naïveté. 16 ans plus tard, j'ai trouvé dans cette ville une femme qui à la beauté d'un coucher de soleil. J'aimerais pouvoir l'embrasser au crépuscule et être là à l'aube pour l'admirer. En fait, tout est beau, car je vis d'espoir comme s'il n'y avait rien de l'autre côté de toi.