Table en plastique recylcé sur balcon
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L'année dernière, l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal était aux prises avec une problématique sur ses multiples balcons. Les chaises et autres objets utilisés par les usagers des balcons (patients et employés) partaient au vent et allaient aboutir aux pieds des passants. Une situation somme toute dangereuse que l'organisation a bien voulu régler de façon définitive. La solution fut d'acheter des bancs et des tables à pique-nique fabriqués en plastique recyclé pour tous les balcons de l'hôpital. Les tables et bancs sont massifs, robustes et on a sûrement encouragé l'économie du Québec avec les milliers de dollars investis dans cet ameublement. Bon assez pour les fleurs voici le pot.

Cette semaine, le chef de la sécurité de l'hôpital, Pierre St-Denis, a décidé de faire appliquer la loi antitabac à la lettre dans tout l'hôpital. Dorénavant toutes les portes donnant accès à un balcon devront être verrouillées en tout temps et seront sous le contrôle de la sécurité. Par contrôle, on entend ici l'installation d'une nouvelle serrure à penne pour verrouiller efficacement les vieilles portes pourries des balcons (quelle dépense stupide). J'utilise le mot contrôle, car la première chose qu'on a sue, c'est qu'un menuisier était en train d'installer la serrure sur notre porte.

Plutôt que de cibler uniquement les fumeurs grâce à un affichage du règlement et l'émission de billet d'infraction s'ils fument sur les balcons on aime mieux faire chier contrarier les patients, usagers et employés de l'hôpital en les empêchant systématiquement d'y aller et d'utiliser les équipements payés à grand coût par tous les contribuables du Québec. De plus, le balcon de mon étage ne sert pas aux patients, car l'aile où je travaille est réservée entièrement au Génie biomédical et l'informatique. Souvent nous utilisons le balcon durant la journée pour aller faire du nettoyage d'appareils poussiéreux à l'air comprimé. Personne ne s'est informé du double usage de notre balcon. Avec la présence de belles tables à pique-nique, le balcon nous servait aussi pour la pause-café et les dîners. Pour ajouter à cette aberration, personne de notre équipe à la pause-café n'est fumeur. Vraiment des fois j'ai honte de mon organisation.