Ma formation est terminée et je me prépare à quitter Toronto. Ce fut très instructif et j'ai acquis des connaissances vraiment utiles sur l'entretien de cet équipement d'anesthésie.

Après 45 minutes dans le trafic, j'arrive à l'aéroport international Pearson vers les 17h00. Mon vol de retour pour Montréal est à 18h30. Je voyage avec Air Canada et comme la plupart des gens j'ai un billet électronique. Je me dis que je devrais quitter la file d'attente dans laquelle je suis afin d'aller imprimer mon billet tout seul comme un grand garçon et ainsi accélérer le bout plate du processus d'embarquement. Je m'approche donc d'une borne électronique servant à imprimer les cartes d'embarquements. Il y en a au moins une dizaine au comptoir de Air Canada et elles sont toutes libres. La borne ressemble à un petit guichet automatique vous savez ceux qui non pas de nom et qui vont vous escroquer 3$ même si vous y retirer seulement 20$. Après avoir entré mon numéro de réservation, ma carte d'embarquement est imprimée et un message m'indique de me rendre au comptoir de dépôt des bagages afin d'y déposer ma valise qui est juste un peu trop volumineuse pour être considérée comme bagages à main. Je cherchais le comptoir à bagages sans succès quand j'ai demandé à une gentille préposée unilingue anglophone d'Air Canada à quel endroit il se trouvait. Elle me dit: "Just wait here in line, please". Here ? Je me retrouvais au tout début de la ligne d'attente que j'avais quitté 5 minutes plus tôt et derrière 75 personnes qui attendaient tous pour faire imprimer deviner quoi ? Ben oui ! Leur carte d'embarquement. Je demande à la préposée pourquoi c'est configurer comme cela car ça ne semble pas ce qu'il y a de plus efficace comme configuration. Elle me répond, exaspérée, qu'elle comprend bien et que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux comme "setup". Par contre elle m'invite à envoyer un courriel au responsable des bornes électroniques si je ne suis pas satisfait. Coudonc, avais-je l'air insatisfait moi là ? J'émettais seulement un commentaire constructif. Peut être qu'en voyant mon "laptop" sur le bord de ma hanche elle a saisit la chance de se débarrasser d'un "geek" fatigant en lui suggérant le courriel pour se plaindre. Pensez-vous vraiment que de courrieler mes commentaires à un responsable va changer quelque chose ? Lui qui ne s’occupe même pas de savoir si l’implantation de ses bornes est vraiment efficace et utile dans toutes les situations possibles. Bof ! Finalement, tenez vous le pour dit, les bornes d'impression de billet électronique à Pearson sont sûrement pratique mais uniquement dans le cas où vous voyager sans bagages ou avec de toutes toutes petites valises. C'est quand même un bel aéroport que Toronto a là.

20h00, j'arrive à l'aéroport de Dorval, on reconnaît vite la culture latine de Montréal. On voit et surtout on entend deux chauffeurs de taxis s'engeuler pour une question de parking devant 75 visiteurs qui attendent leur service. Par fort pour l’image de Montréal à l'étranger. C'est la deuxième fois cette année que je prends le taxi à l'aéroport de Dorval (PET pour les intimes). En deux fois c'est toujours la même histoire. Environ 75 personnes à l'arrivée des vols internationaux qui attentent un taxi et pas moins de 50 du côté des arrivées domestiques. Il pleut à Montréal et le toit du débarcadère de taxi qui est sensé nous protéger de la pluie n'a qu'une fonction purement esthétique et ne sert pas pantoute à stopper la pluie car il ne surplombe que la moitié des taxis et ce sur toute la longueur du débarcadère. C'est bien plus joli que Pearson mais pas mal moins efficace. Je me mets tout à coup à penser que j'ai juste hâte de retrouver mes pantoufles bien au chaud loin de cet air humide qui nous transperce tous. Tous les 75 qui attentent un foutuuuuu taxi. Vive l'automne à Montréal.